• F1

    Moteur, action! Renault f1 nous a permis de pénétrer dans les coulisses de son usine de Viry-Châtillon. Récit d’une journée enrichissante. C’est un peu intimidé que je franchis les portes de l’usine Renault F1. Après tout, on n’a pas l’occasion de visiter les entrailles d’un motoriste f1 tous les jours. Situé à un jet de pierre de l’autoroute A6, le bâtiment trône sur un site historique ayant autrefois appartenu à Gordini. L’accueil est au diapason du temps qui règne ce matin-là: chaleureux et enjoué. Le temps d’avaler un café et d’admirer la R25 et la R27 disposées dans le hall d’entrée et la visite débute. Première étape: le bureau d’études où sont conçus et dessinés les moteurs f1. Avec des règlements toujours plus contraignants et des machines désormais précises comme des horloges suisses, le dialogue est essentiel entre Viry et Enstone, l’ancienne usine Bennetton où est assemblé le châssis des monoplaces françaises. A ce titre une ligne directe permet aux hommes et femmes de Viry d’être constamment reliés avec leur collègues d’Outre-Manche. Plus encore que la vitesse en piste c’est la réactivité en coulisses qui impressionne le plus au sein de cette organisation bicéphale. Notre hôte avoue d’ailleurs toujours travailler « en flux tendu ». La victoire est à ce prix et Renault reste d’ailleurs la seule écurie à avoir brisé l’hégémonie Mclaren-Ferrari ces dix dernières années en s’adjugeant les 4 titres en 2005-2006. En chemin vers les bancs d’essais, on tombe sur des moteurs turbo en exposition. Renault avait suscité scepticisme et moqueries en 1977 en voulant à tout prix imposer cette technologie. Deux ans plus tard les premiers succès arrivèrent et la « yellow tea pot », comme la surnommaient avec ironie (et parfois à propos) nos amis anglais, ne faisait plus rire personne. L’usine abrite donc sous son toit de nombreux bancs d’essais où les moteurs sont testés maintes et maintes fois et ce dans toutes les conditions possibles et imaginables. La fournaise de Bahreïn et l’humidité de Sepang n’ont par exemple plus de secret pour les ingénieurs français. Pousser le moteur dans ses derniers retranchements et traquer sans relâche la moindre défaillance, tel est donc le credo de ce département… bruyant (et ce malgré des cloison insonorisées). Au détour d’une conversation, on évoque le KERS (système de récupération d’énergie cinétique), « une avancée technologique mais une fausse bonne idée », le partenariat avec Red Bull et enfin la guerre FIA-FOTA qui agite la discipline en ce moment. Membre éminent de l’association des écuries (la FOTA donc), le constructeur français reconnaît la nécessité pour la f1 de réduire ses coûts mais aussi et surtout de rester « une vitrine mondiale du sport auto ». Notre voyage s’achève devant un mur de portraits des plus imposants où sont accrochées les photos des pilotes motorisés par Renault au cours des 30 dernières années. Des débuts avec Jabouille et Arnoux aux champions du monde Mansell, Prost, Schumacher et aujourd’hui Alonso, la liste est longue et embrasse toute la carrière de Renault en f1. Il va falloir d’ailleurs songer à agrandir le mur puisque la firme au losange compte bien poursuivre l’aventure en f1, n’en déplaise aux nombreuses rumeurs qui annoncent le retrait du constructeur français tous les quatre matins. Les 200 employés de Viry (500 à Enstone) compte bien en tout cas retrouver les cimes de 2005-2006. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. Un grand merci à Renault f1, l’usine de Viry-Châtillon, les intervenants et l’agence heaven qui nous a permis de passer une agréable journée.
  • Monza: doublé des McLaren MP4/20Comme hier, c'est Juan Pablo Montoya qui se place aujourd'hui en tête de la feuille des temps à Monza. Le Colombien devance son équipier Kimi Raikkonen dont on a beaucoup parlé aujourd'hui, mais pas pour ses performances à Monza.

    A noter que dans le fond du classement, la Minardi PS05 de Doornbos devance très nettement la Jordan EJ15B de Tiago Monteiro. Jusqu'à présent, cette évolution de la classique EJ15 n'a encore impressionné personne...


    Monza - 25/08/05 (chronos fournis par l'équipe McLaren)
    1. J.P. Montoya - McLaren Mercedes - 1'19"814 (+0"000) - 120 tours
    2. K. Raikkonen - McLaren Mercedes - 1'20"074 (+0"260) - 72 tours
    3. G. Fisichella - Renault - 1'20"762 (+0"948) - 147 tours
    4. M. Webber - BMW Williams - 1'20"947 (+1"133) - 120 tours
    5. M. Schumacher - Ferrari - 1'21"070 (+1"256) - 96 tours
    6. F. Alonso - Renault - 1'21"095 (+1"281) - 131 tours
    7. J. Button - BAR Honda - 1'21"235 (+1"421) - 119 tours
    8. T. Sato - BAR Honda - 1'21"440 (+1"626) - 96 tours
    9. L. Badoer - Ferrari - 1'21"501 (+1"687) - 78 tours
    10. D. Coulthard - Red Bull Cosworth - 1'21"714 (+1"900) - 88 tours
    11. N. Heidfeld - BMW Williams - 1'21"821 (+2"007) - 61 tours
    12. C. Klien - Red Bull Cosworth - 1'21"901 (+2"087) - 91 tours
    13. J. Villeneuve - Sauber Petronas - 1'21"915 (+2"101) - 120 tours
    14. R. Schumacher - Toyota - 1'22"148 (+2"334) - 108 tours
    15. R. Doornbos - Minardi Cosworth - 1'22"258 (+2"444) - 80 tours
    16. T. Monteiro - Jordan Toyota - 1'23"385 (+3"571) - 51 tours
    17. N. Kiesa - Jordan Toyota - 1'24"802 (+4"988) - 58 tours
    18. A. Carroll - BAR Honda - 1'25"084 (+5"270) - 37 tours
    19. O. Panis - Toyota V8 - 1'30"079 (+10"265) - 30 tours

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  • Raikkonen dément tout transfertLe pilote Finlandais Kimi Raikkonen a fermement démenti jeudi les rumeurs de son transfert chez Ferrari en 2007, assurant qu'il voulait gagner des courses et des Championnats du monde avec McLaren, a-t-on appris auprès de l'écurie de Formule 1 britannique.

    "Il ne fait aucun doute que je dispose du package le plus rapide, je gagne des courses et je suis bien dans mon équipe alors pourquoi voudrais-je même simplement étudier la possibilité de changer d'équipe?", a commenté Raikkonen, cité à l'AFP par la responsable du service de presse de l'équipe, Ellen Kolby.

    "Je veux gagner des courses et des Championnats du monde avec McLaren", a poursuivi Raikkonen, alors que le quotidien allemand Bild assurait jeudi que le pilote finlandais avait signé en mai un précontrat avec Ferrari pour 2007.

    "Depuis que je suis arrivé en Formule 1 (en 2001 chez Sauber-Petronas), j'entends des spéculations sur mon avenir alors, pour moi, ce qui se passe actuellement n'est pas nouveau. Comme je l'ai répété à de nombreuses reprises, je suis très heureux dans mon équipe actuelle", a-t-il martelé.



    Le patron de l'écurie Ron Dennis a quant à lui confirmé que McLaren "se considérait dans une relation à long terme avec à la fois avec Kimi (Raikkonen) et Juan Pablo (Montoya)."

    "Par conséquent, l'équipe n'est en négociations avec aucun autre pilote, pas même Michael Schumacher", a affirmé Dennis, répondant ainsi à une autre rumeur voulant que le septuple champion du monde soit en négociations pour son transfert de chez Ferrari en 2007. Ce que l'intéressé a également formellement démenti.

    "McLaren est en pleine bataille pour les titres de champion du monde des pilotes et des constructeurs et tout le monde, des pilotes aux mécaniciens, est concentré à 100% sur cet objectif", a conclu le patron des Flèches d'argent.

    Raikkonen, vainqueur de sa 5e course de la saison dimanche dernier en Turquie, est deuxième du Championnat à cinq courses de la fin et compte 24 points de retard sur l'Espagnol Fernando Alonso (Renault).

    L'écurie McLaren-Mercedes compte quant à elle 9 points seulement de retard sur Renault chez les constructeurs.

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  • Dates Pays Circuits
    06/03/2005 Australie Melbourne
    20/03/2005 Malaisie Sepang
    03/04/2005 Bahrein Sakhir
    24/04/2005 Saint Marin Imola
    08/05/2005 Espagne Barcelone
    22/05/2005 Monaco Monaco
    29/05/2005 Europe Nurburgring
    12/06/2005 Canada Montréal
    19/06/2005 USA Indianapolis
    03/07/2005 France Magny-Cours
    10/07/2005 Grande-Bretagne Silverstone
    24/07/2005 Allemagne Hockenheim
    31/07/2005 Hongrie Hungaroring
    21/08/2005 Turquie Istanbul
    04/09/2005 Italie Monza
    11/09/2005 Belgique Spa-Francorchamps
    25/09/2005 Brésil Interlagos
    09/10/2005 Japon Suzuka
    16/10/2005 Chine Shanghai

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  • Le coût de la F1.Lorsqu'il a débuté en F1, en 1969, Frank Williams pensait qu'une saison de F1 coûtait une fortune : 75.000 euros. Dix ans plus tard, le budget de son équipe s'établissait aux environs de 800.000 euros. Aujourd'hui ? Les coûts en F1 ont explosé. Revue de détail des budgets estimés secteur par secteur... en additionnant les dépenses de toutes les équipes qui composent le plateau.

    Recherche et développement : 175.000.000 euros par an pour 10 équipe. Il s'agit ici de tous les coûts de conception d'une monoplace. L'emploi du temps s'étale sur 24 heures tous les jours, 7 jours sur 7 et comprend les passages au banc, le travail sur stations de calcul, le prototypage. Ce budget s'étendrait de 35 millions d'euros pour McLaren à 200.000 euros pour Minardi.
    Faire tourner une soufflerie : 95.000.000 euros par an. Aujourd'hui, la performance des monoplaces est dictée par leur efficacité aérodynamique. Les souffleries travaillent donc à toute heure. Ces petites usines sont chères : compter environ 40 millions d'euros pour la construction d'une soufflerie moderne. Ferrari dépenserait, ensuite, près de 15 millions d'euros chaque année pour utiliser son installation. Minardi ? 3,3 millions.

    Production des monoplaces : 20.000.000 euros par an. Fabriquer les monoplaces et leurs pièces détachées coûte cher. Compter 4 millions d'euros pour Ferrari, 3 millions pour McLaren... et 750.000 euros pour Minardi.

    Moteurs : 930.000.000 euros par an. Produire des machines capables de développer 900 chevaux à 19.000 tours minutes pour une cylindrée de trois litres réclame des investissements colossaux :185 millions d'euros pour BMW, 175 millions pour Ferrari, 150 millions pour Toyota...

    Voyages : 80.000.000 euros par an. Plus de 60 personnes voyagent sur toutes les courses chaque week-end de course. Cela représente 900 vols, 145 voitures de location, 800 chambres d'hôtel par saison. Compter 18 millions d'euros pour Ferrari, 8 millions pour BAR, 5 millions pour Jordan.

    Essais privés : 260.000.000 euros par an. Traquer la performance sur la piste en dehors des Grands Prix est indispensable. Ferrari dépense 88 millions dans se secteur, BMW.Williams 50 millions, McLaren 30 millions. Minardi ? 3 millions 'seulement'...

    Exploitation des monoplaces en course. Dessiner et produire une voiture est une chose. La faire rouler en est une autre. L'addition de Ferrari approcherait 28 millions d'euros, celle de Toyota 22 millions, celle de BMW.Williams 20 millions.

    Salaires des équipes : 195.000.000 euros par an. Les plus grandes structures emploient plus de 900 personnes. Ferrari dépenserait 41 millions dans ce secteur, Toyota 32 millions, McLaren 30 millions, Williams 24 millions.

    Salaires de pilotes : 130.000.000 euros par an. Ferrari consacre 44 millions d'euros au salaire de ses pilotes (dont plus de 30 pour Schumacher), Bar 24 millions (dont 18 pour Villeneuve), Williams 20 millions.

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  • Bottes de pilotes de Formule 1.
    Elles sont faites en Nomex et recouvertes de daim. Elles doivent résister au feu en étant légères et flexibles pour offrir au pilote suffisamment de souplesse par rapport aux pédales. Traditionnellement les semelles sont en plastique, matériau très difficile à alléger. Par ailleurs, elles souffrent de problèmes de vibrations récurrente. Pour y remédier, certaines bottes intègrent une bande de fibre de carbone et de métal pour absorber les vibrations et améliorer le confort du pilote.

    Sous-vêtements.
    Ils comportent T-shirt, caleçon et chaussettes, Le T-shirt et le caleçon sont également en Nomex une couche ou deux ( dans le premier cas, le vêtement doit peser au minimum 180g) offrant ainsi un autre niveau de défense contre le feu. Même si le T-shirt possède un col, le cou est protégé par une cagoule séparée, en Nomex elle aussi, à l'intérieure de laquelle figure une étiquette portant le nom du pilote et le numéro de la vérification aux normes donné par la FIA.

    Combinaisons.
    Toutes les combinaisons de course des pilotes sont faites sur mesures pour garantir un confort maximum une fois ces mêmes pilotes sanglés dans leurs voitures. Le coût d'une seule combinaison se monte à 610euros (4000FF) et sa fonction première est de pouvoir résister au feu pendant 12 secondes sans que le pilote n'ait à subire de brûlures au second degré. La combinaison est composée de deux ou trois couches de Nomex et pèse 1,8 kg

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